La dérobade de Nicolas Sarkozy, pour éviter de se
retrouver devant des milliers de maires mécontents et décidés à se battre contre sa réforme des collectivités territoriales, est un véritable affront.
Depuis son élection, la démocratie souffre, la république perd de son prestige, la justice est aux ordres et le parlement est une chambre d'enregistrement. Il fait un pas de plus dans un régime princier.
Non content de se dérober, il convie en son château de l'Élysée, 700 maires dont il pense qu'il aura l'écoute et l'attention. Ainsi il confirme cette impression de seul maitre après dieu à qui il faut faire révérence et porter allégeance.
Heureux homme que je suis, j'ai reçu l'invitation. Belle carte ma foi, elle a du coûter grand frais mais, au regard des dépenses de sondages ceci ne doit pas représenter grand-chose.
Bien évidemment, je n'irai pas. Cette mascarade de dialogue finit à dépeindre ce monarque dont la consistance n'a d'égal que ce que l'on trouve dans le ballon qui fait monter la nacelle de la montgolfière.
Cette réforme du financement des collectivités locales et leur organisation méritait mieux. Elle va toucher au quotidien tous les ménages français et ses conséquences seront douloureuses. Personne ne croit, en effet, que ce serait un simple débat de « professionnels » de la politique.
Un fossé vient de s'ouvrir, béant, entre le pouvoir central, hyper central, de ce président monarque et les milliers d'élus qui font de la politique sur le terrain, c'est à dire qui s'occupent jour après jour de la vie des français et de leurs difficultés.
Et puis comment irai-je arpenter les parquets élyséens, moi, petit maire d'une ville de 14 000 habitants qui n'ai ni rolex, ni amis possédant de super yacht, ni les moyens de fréquenter le Fouquets ?
Je préfère l'attendre en ma mairie pour lui conter les misères du temps, celle des femmes et des hommes du monde réel, celle des élus besogneux qui tiennent la France debout.
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Ce n'est pas sans une certaine émotion que je revis
les derniers instants du mur de Berlin en 1989. Je suivais alors attentivement cet événement d'une portée exceptionnelle. L'envie de m'y rendre m'avait alors effleurée mais l'occasion n'est pas
venue au rendez-vous.
Le débat passe les frontières politiques et les
tenants de l’abandon des poursuites sont légions, à droite comme à gauche. Sans doute, ce micro séisme touche




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