Mercredi 11 avril 2007
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Il est encore temps de lire. La lecture est un moment d’attention où l’on se retrouve seul avec ce que l’écrivain souhaite nous faire partager. Rien ne nous oblige, rien ne nous contraint, rien ne dérive de notre réflexion que le fil des pages que l’on tourne. Avant de pénétrer l’isoloir prenez ce temps. « Maintenant » ( éditions Hachette littérature) est un livre d’entretiens que Ségolène Royal a accordé à Marie-Françoise Colombani, éditorialiste au magazine Elle. Sous forme d’abécédaire la candidate socialiste s’exprime sur 200 mots comme éducation, Budget participatif ou mondialisation. Cap Finistère l’a rencontré… Interview.
Cap Finistère : Comment avez vous rencontré Ségolène Royal ?
Marie Françoise Colombani : Elle a été à la tête de plusieurs ministères qui étaient au centre des préoccupations de notre journal : la famille ou l’éducation ou l’environnement. Elle a toujours répondu présente lorsque nous l’avons sollicité, en particulier pour défendre la cause des femmes, les Afghanes en particulier. Je peux témoigner de son courage face au régime des Talibans. Elle s’est vraiment très fortement impliquée pour les aider. Elle rappelle également dans le livre qu’elle s’est rendue à Ankara pour défendre la cause de Leïla Zana, députée Kurde emprisonnée. Je me souviens aussi qu’avant la création de ni putes ni soumises, c’est elle qui nous a fait rencontrer Fadela Amara. Nous avons donc au fil des temps construit une relation de confiance.
Comment avez vous réalisé ce livre ?
Difficilement compte tenu de l’agenda de Ségolène Royal. Mais lorsque nous avons décidé d’adopter la forme de l’abécédaire, tout est devenu plus simple et nous sommes parvenues à dégager quelques heures pour le faire. Ce livre mêle les questions de
politique générale et la vie privée. J’avais gardé ces questions pour la fin craignant un peu sa réaction. Mais je crois qu’au moment où je les ai posées elle avait envie d’y répondre. De rendre hommage à François Hollande et d’exprimer toute la fierté qu’elle éprouve pour ses enfants.
Pourquoi ce titre maintenant ? C’est une référence à François Mitterrand ?
Tout à fait. C’est Ségolène Royal qui a l’a choisi. Au début, nous avions pensé à Paroles d’avenir ou le temps de la parole mais elle a choisi Maintenant.
On n’écrit pas un livre comme celui là sans «aimer» Ségolène Royal. Quelles sont à vos yeux ses principales qualités ?
Pour moi, elle est très fidèle. Elle n’oublie rien. Ni le bien, ni le mal. Elle a vraiment un sens aigu de l’injustice qui s’explique sans doute par son enfance comme elle l’explique dans le livre. Elle fait preuve d’une énorme force de travail et elle dispose d’une liberté de ton et de comportement assez rare.
Par Alain Queffelec
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Publié dans : Socialistes
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